Le village Favard

Le village Favard se situe sur la commune de Roura, dans le département de la Guyane.
Il est accessible depuis Roura soit par voie terrestre, à 45 minutes de route, soit par voie fluviale, à 20 minutes de pirogue, en remontant le fleuve Oyak.
La pointe Maripa est en face du village, 500 mètres avant la Comté et l’Orapu.

Du point de vue historique, le village a été établi en 1973 par deux familles. Madame Jeanne Edouard, fondatrice officielle, en a été le premier chef coutumier.
A l’origine, ces deux familles sont venues de Ouanary, ont longé le littoral et se sont engagées dans le Mahury. Elles ont remonté la rivière pour s’installer dans la crique Denclen. Elles y vécurent pendant cinq ans mais confrontées à la fois à un sol infertile et à l’isolement scolaire des plus jeunes, elles durent construire un carbet de passage situé en face de la pointe Maripa. Ainsi, le transport des élèves qui nécessitait auparavant deux jours de rame se réduisit à trois heures depuis cette halte où un premier abattis fournit un terrain plus propice à la culture du manioc.

Le village est dirigé par un chef coutumier, Zacharia LUCAS, très respecté des habitants. Celui-ci représente le village dans les réunions extérieures, mais il est également chargé de gérer les éventuels conflits dans les familles.
Il y a également un chamane (ou « piaï »). C’est le guérisseur du village. Considéré comme un « docteur spirituel »,  il connait notamment l’utilisation des plantes médicinales. Tout comme le chef coutumier, le chamane est très respecté des villageois.

Le village compte actuellement environ 140 personnes, réparties en 27 foyers, comprenant chacun de 2 à 10 enfants. A peu près 45 d’entre eux sont scolarisés à Roura. Les collégiens vont à Concorde et les jeunes lycéens sont scolarisés dans différentes structures et hébergés selon le système des familles d’accueil. Le village possède quant à lui une classe scolarisant les enfants de 2 à 3 ans.

L’absence d’emploi à Favard a poussé certaines personnes à quitter le village.
Les habitants vivent de la pêche, de l’agriculture, de la chasse et des prestations publiques de la CAF.

L’association Walyku, qui rassemble l’ensemble des habitants, permet de dynamiser le village par des manifestations et des projets.